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Parmi les nombreux cours et programmes sportifs proposés en salle dans mon secteur, le concept de spinning ou RPM chez Les Mills (photo Les Mills ci-dessus) est celui que j'ai eu le moins d'impatience à tester. Le vélo, pour moi, c'est plutôt sur le bord du canal par un dimanche ensoleillé avec le pique-nique sur le porte-bagages ou dans le panier installé à l'avant. Autant dire qu'on est loin de ce qui se trame en salle. Et, pour ne rien arranger, la première fois où j'ai testé le RPM dans un élan furtif de curiosité, je l'ai vite regretté. Au bout de 45 minutes, soit une éternité pour la novice que j'étais, j'ai eu bien du mal à me tenir debout en descendant du vélo... tant que je n'avais plus du tout de jambes. Elles ne portaient plus.

Il a fallu des mois et des mois avant que je me remette en selle. Ce qui a facilité les choses, c'est que mes genoux ont fait des leurs il y a plus d'un an. C'est un peu mon tendon d'Achille à moi, les genoux. S'ils me font des misères depuis des années, ils m'ont ruiné quelques précieuses semaines l'an dernier. J'avais en effet du mal à passer de la station debout à la station assise et inversement ; entre autres contrariétés. Forcée et contrainte, j'ai dû stopper mes activités fitness. Adieu bodycombat, bodypump, zumba (et oui, j'en faisais encore très régulièrement en ce temps-là), crossfit et autres. En lieu et place, des séances de kiné pour soulager et des exercices à faire tous les jours à la maison. Et rien d'autre dans un premier temps. Un pur moment de déprime qui a duré... L'amélioration a tardé à se manifester mais, une fois que mes genoux se sont fait un peu moins sentir, j'ai pu reprendre un peu l'activité physique en pratiquant... de la natation (difficile pour moi qui m'ennuie à mourir dans un bassin suite à des années d'entraînement) ou du vélo. J'ai donc opté pour le vélo mais en salle. Et j'ai redécouvert les joies du RPM : les quadriceps qui vous piquent, le souffle qui devient court et la sueur qui coule, qui coule, qui coule... Mais aussi la joie d'avoir tenu bon jusqu'à la dernière note de musique.

Mais en quoi consiste vraiment le RPM ? C'est une séance de cyclisme en salle sur 45 minutes environ qui alterne le travail de la vitesse et de la résistance. Vous avez en effet un patin qui permet, en fonction du morceau, de libérer la roue pour un sprint ou la bloquer un peu pour vous donnez l'impression de grimper une montagne. C'est ultra-cardio et ça permet un travail assez complet sur les jambes et fesses et le bassin (dont les abdos qui sont sollicités). Bref, on a la sensation de faire un peu comme les coureurs du Tour de France en un temps limité : le paysage en moins mais la bonne musique en plus !

Justement, je sais que l'édition 69 du RPM qui vient de sortir il y a peu dans les salles de sport du monde entier ne fait pas l'unanimité à ce niveau. Pour l'avoir tentée l'autre jour, les tracks ne m'ont pas particulièrement déplu. Il y a même quelques morceaux que j'ai trouvé sympa. Ce qui m'a surtout marquée dans cette édition, c'est le travail fourni qui change considérablement. On continue de sprinter de grimper. Mais c'est plus sur le mode de l'interval training (HIT) que cela se joue. Autrement dit, des efforts intenses sur un temps très court comme les sprints qui durent 30 secondes, par exemple. Des efforts qui sont suivis par un temps de pédalage à vitesse normale soutenue. J'ai adoré. 

Je sais que les RMPistes purs et durs n'accrochent pas du temps à ce programme 69 qui n'a rien d'érotique pour eux (il fallait que je la fasse !). Ils trouvent que l'effort est moindre, la séance ne permettant plus de repousser ses limites comme avant. Il est vrai que cela m'a paru globalement moins intense mais, étant dans une phase de reprise en douceur, je mets encore la pédale douce. A voir lors d'une prochaine séance... Et surtout à vous de voir.

Votre Sophie