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Ne comptez pas sur moi pour me badigeonner le visage de maquillage bleu-blanc-rouge en ce moment. Moi, l'Euro de football, ça me colle des boutons. Et le grimage tricolore qui l'accompagne aussi.

A la limite, le seul moment où je pourrais arborer fièrement les couleurs françaises en tant que supportrice, ce serait pendant le Bocuse d'or. Vous ne savez pas ce que c'est ? Pas de problème, je vous explique. Le Bocuse d'or est une grande compétition de cuisine. Et quand je dis grande, je veux parler du plus grand concours de cuisine au monde. L'instigateur n'est autre que Paul Bocuse, le pape de la gastronomie française.

Tous les deux ans, à Lyon, pendant le salon international de la restauration et l'hôtellerie, débarquent les meilleurs cuisiniers du monde dûment sélectionnés par leur pays d'origine, préparés à l'occasion d'épreuves nationales puis continentales, entraînés comme des athlètes pendant des mois et des mois plusieurs heures par jour. A Lyon donc, sonne l'heure de la finale internationale durant laquelle les représentants des pays en lice doivent tenir le choc pendant pkus de 5 heures de cuisine d'affilée pour envoyer deux plats (un se poisson, un de viande) La prochaine se tient fin janvier 2017 dans la capitale de la gastronomie.

La France mise sur une équipe composée du chef Laurent Lemal, sa commis Léa Fageol et un coach, le chef Franck Putelat. Elle a déjà eu l'occasion de se distinguer, après une première place à  la sélection France en septembre dernier, lors du Bocuse d'or Europe à Budapest en mai. Le jury composé de la crème de la crème de la gastronomie a classé les Français à la quatrième place avec une mention spéciale pour le plat de viande. Désormais, le trio entre dans la dernière ligne droite : la préparation pour le Bocuse d'or monde.

Mais avant de se plonger à 200% dedans, une soirée lui a été consacrée ce lundi à Paris où les sponsors, partenaires et amis de l'équipe étaient réunis autour des plus grands chefs qui entourent l'équipe en lice (ceux que l'on appelle la team France chargé d'aider le candidat à tous les niveaux). Ainsi pouvait-on retrouver au pavillon Ledoyen (superbe restaurant parisien 3* au Michelin de Yannick Alleno) la fine fleur de la gastronomie française : François Adamski, Meilleur ouvrier de France (Mof) et président de la Team, Michel Roth, Mof et ancien gagnant du Bocuse d'or ; Guillaume Gomez, Mof et chef des cuisines de l'Elysée, Fabrice Prochasson, Mof et président de l'Académie culinaire de France, Bernard Leprince, Mof, Guy Krenzer, Mof et chef chez Lenôtre, Nicolas Davouze, ancien candidat du Bocuse d'or, Jérôme Jaeglé, Bocuse de bronze au niveau européen et 4e au Bocuse d'or monde, lauréat du prix viandes...

J'ai eu l'occasion de participer à cette belle soirée grâce à mon amie Anne que je remercie au passage. Faisant la connaissance de chefs prestigieux, liant de belles amitiés aussi. Je n'ai qu'une hâte désormais : arborer un drapeau français et pourquoi pas du maquillage bleu-blanc-rouge pour encourager le trio français à Lyon en janvier prochain ! Je compte sur vous aussi.