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Ma passion pour la cuisine et la pâtisserie me conduit à voyager beaucoup. Évidemment, ces chemins gourmands me mènent à un moment ou à un autre à Paris, véritable terre d'opulence pour les gourmands et gourmets. L'un de mes derniers passages dans la capitale m'a permis de me poser un instant au Westminster palace, petit écrin situé non loin de la place Vendôme. Afin de déguster les pâtisseries du chef sucré en place, Bryan Esposito.

Très présent sur les réseaux sociaux (comme il l'est dans ses cuisines), le chef pâtissier originaire d'Avignon a initié les tea times, petits moments savoureux qui n'avaient jamais été mis en place à cette adresse. Et pour régaler les papilles, Bryan propose des pièces gourmandes à souhait. J'ai eu l'occasion d'en déguster trois (pas en entier, hein), histoire de faire davantage connaissance avec cette pâtisserie pleine de fantaisie. 

Bryan avait sélectionné la première création imaginée pour le tea time, clin d'oeil appuyé au cake anglais qu'il a revisité sous forme de tarte. Un bel hommage à ce gâteau aux fruits confits que l'on a tous dégusté un jour. Et un symbole aussi puisque ce dessert est dévoré sur l'un des tables du Céladon, ce salon au décorum très british.

Pour réaliser son coup, Bryan a donc opté pour une base de pâte sucrée très réussie sur laquelle il a déposé une couche de crème à l'amande imbibée subtilement de Grand Marnier et garnie de fruits confits, une marmelade d'oranges amères,  surmontée d'une chantilly mascarpone non sucrée parfumée à la cannelle (rhooo, j'adore la cannelle) et parsemée de dés de fruits confits et de morceaux de feuille d'or. Quand on croque au centre de la tarte, on retrouve parfaitement les saveurs de ce cake anglais qui est une véritable Madeleine de Proust pour son créateur (et pour moi aussi d'ailleurs).

Pour poursuivre la dégustation, Bryan a choisi un dessert qu'il vient de rééditer avec un nouveau look : sa religieuse au café. Les choux, séparés d'une fine dentelle blanche en sucre, sont recouverts d'un craquelant bien croustillant. Dedans, une crème café, un insert de café plus concentré et non sucré et quelques cacahuètes salées. Un mélange original, plusieurs textures qui fonctionnent à merveille. 

Enfin, Bryan a eu la gentillesse de me faire goûter ce millefeuille qui m'a tant fait saliver après son apparition sur les réseaux sociaux. Le feuilletage a une belle couleur caramel, croque bien sous la dent. Il est venu le garnir d'une crème Dulcey (ce chocolat blond si gourmand) toute douce en bouche twistée par une marmelade d'orange qui vient apporter pep's et amertume (tout en équilibre cependant). Le tout surmonté d'une chantilly non sucrée mais toute irisée. Une dernière touche savoureuse est apportée avec la fève de tonka (j'adore !) et le poivre Timut (une baie qui a un goût de pamplemousse). Sublime.

Je ne peux que vous conseiller de passer la porte du Westminster pour apprécier l'une de ses pâtisseries. Pas besoin d'en prendre trois ; une suffit. Pour se régaler et ne pas trop culpabiliser devant tant de gourmandise. Je sais, le choix va être difficile. Mais il sera toujours possible d'y retourner si besoin est.

Votre Sophie